Révolution tranquille 2.0

The Spaghetti Bench, by Pablo Reinoso (Creative Design)

Chers concitoyennes et concitoyens, l’heure est grave. Notre société est prise au piège dans un immobilisme absolu, du jamais vu depuis que l’ère de l’industrialisation à considérablement bouleversé nos modes de vie. Les politiciens n’ont pas les couilles de prendre la moindre décision et notre système bureaucratique est devenus presque aussi lourd que celui de la France. Voulons-nous en arriver là?

La population elle, ne se sens pas concerné pour autant puisqu’elle est trop occupée à choisir la couleur de sa prochaine voiture et à faire le difficile choix entre 48 et 52 pouces pour sa nouvelle supertélé mural. Supertélé qui servira à la rassuré que tout va pour le mieux, et ce, par le biais de superpub super intelligente qui l’informera qu’il est possible d’avoir tous les beaux joujoux inutiles que l’on veut, et ne payer que dans 5 ans, Carpe Diem. Le lendemain matin elle se sentira bien informé de tout ce qui se passe lorsqu’elle aura terminé de feuilleter son catalogue option consommateur nouveau genre (le Journal de Montréal). *Ce journal est vraiment devenu l’annuaire par excellence pour trouver un dealer de char. Voici son alternative.

Pourquoi personne ne s’indigne du fait que le pompiste d’un Petro-Canada sur Cote-Vertu est en fait un chirurgien cardiaque avec plus de vingt ans d’expérience qui a passé son examen d’équivalence les doigts dans le nez. Pourtant, il est prêt à partir pour Kuujuaak demain matin, mais non, on l’empêche de faire sa résidence, pourquoi?

Combien de millions de dollars ont été gaspillés dans les études de faisabilité et dans l’exploration des potentiels gaziers de la vallée du Saint-Laurent? Presque autant qu’aurait couté la construction d’un des plus grands parcs éoliens offshore au monde. Mais non, c’est beaucoup trop avant-gardiste, il faut continuer l’exploitation des énergies sales comme il y a cent ans. Pourquoi?

Nous sommes plus individualistes que jamais, nous vivons dans de grosses maisons de banlieue vides de sens, nous connaissons à peine notre voisin, on passe deux heures par jour dans une voiture. Bref, nous vivons le rêve américain à 100 à l’heure, et c’est justement ça le problème, le rêve. On veut surtout ne pas se réveiller et se dire que nous sommes passés à côté de quelque chose comme un grand peuple…

M-A Léger

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s