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Un bébé n’attend pas l’autre, l’autre est mort

Dans le cadre du cours « Population & société », j’ai été amené à analyser le problème de la mortalité infantile dans la région de l’Alto do Cruzeiro, dans le nord du Brésil, durement touché par la pauvreté et les manques multiples. Ce qui saute aux yeux dès le départ, c’est la totale indifférence des mères face à la mort de la moitié de leurs enfants, avant même qu’ils n’aient atteint l’âge d’un an.

Nous savons tous qu’une situation démographique comme celle-ci est typique des pays les moins développés, soi un taux de natalité élevé, ainsi qu’un taux de mortalité également élevé. Pour contrer la mortalité, ils font encore plus de bébés, c’est une boucle sans fin. La sélection naturelle laisse vivre les plus forts, c’est logique. Sauf que vient un moment où l’homme découvre des moyens pour contrer la mortalité, s’amorce alors la transition démographique. En effet, lorsque les gens ne meurent plus, ils font automatiquement moins d’enfants, ça aussi c’est logique. Cette transition amène une meilleure qualité de vie pour les populations concernées. Pour y arriver, il faut évidemment de la volonté, des moyens et surtout de l’éducation.

Pour les pays les plus pauvres, il y a également les problèmes reliés à la corruption et au capitalisme sauvage qui contribuent à la dégradation de la situation, désolé mais je n’en parlerai pas ici.

J’aimerais plutôt souligner la contribution indéniable des religions concernant la condition misérable de ces populations. La religion et les croyances surnaturelles constituent les meilleurs moyens de défense dont disposent ces gens, et les élites religieuses le savent trop bien (il y a en Afrique subsaharienne, plus d’églises qu’il y a d’écoles et d’hôpitaux réunis).

Voici comment je termine ma réflexion sur la situation dans cette région du Nord-Brésil :

(…) Une autre cause anthropomorphique, qui à mon sens, est importante de souligner vu sa totale emprise sur les idées et l’intellect sociétal de la région de l’Alto. Cette puissante institution pourvoyeuse de Placebo éphémère et d’idées moyenâgeuses est sans doute la cause du plus grand nombre de pertes humaines de l’histoire de l’humanité de par son emprise dans toutes les régions du monde. Vous aurez sans doute, par cette description, reconnu l’Église catholique (j’aurais aussi bien pu utiliser le terme religion au sens large). En n’implantant dans la tête des gens que la vie n’est rien d’autre qu’un passage obligé parsemé de souffrances, de difficultés et de douleurs sur le chemin d’une vie bien meilleur dans un soi-disant monde immatériel, vous vous assurez d’une certaine cohésion sociale certes, mais vous ne faites que retarder une évolution intellectuelle. En prônant que le bonheur, la joie, le bien-être et le plaisir son des pêchers à expier, vous évitez le chaos et les excès. Du même coup, la religion prive des millions d’êtres humains de leur vie, la seul qu’ils n’auront jamais la chance de jouirent. Les gens de l’Alto n’ont qu’à se dire que c’est grâce à la volonté de Dieu si quatre de leurs huit enfants sont décédés avant l’âge de un an, ils évitent alors le questionnement logique qui serait censé les habiter suite à cette tragédie. Une religiosité forte est donc, selon moi, une étape préalable à cette fameuse transition démographique, qui à son terme aura éclipsé une bonne partie des illusions surnaturelles en établissant des valeurs plus humanistes et songé, et ce, à l’aide d’une éducation laïque, pourvue de sens.

Les religions jouent donc un rôle important dans le non-épanouissement intellectuel des sociétés et il n’en tient qu’aux populations locales de revendiquer leurs droits. Comme nous le voyons aujourd’hui, les perturbations au Moyen-Orient ont été enclenchées par de jeunes gens éduqués, aussitôt freiné par des contres révolutionnaires issues de se que j’appellerais « la classe des ignorants ».

M-A Léger

Révolution tranquille 2.0

The Spaghetti Bench, by Pablo Reinoso (Creative Design)

Chers concitoyennes et concitoyens, l’heure est grave. Notre société est prise au piège dans un immobilisme absolu, du jamais vu depuis que l’ère de l’industrialisation à considérablement bouleversé nos modes de vie. Les politiciens n’ont pas les couilles de prendre la moindre décision et notre système bureaucratique est devenus presque aussi lourd que celui de la France. Voulons-nous en arriver là?

La population elle, ne se sens pas concerné pour autant puisqu’elle est trop occupée à choisir la couleur de sa prochaine voiture et à faire le difficile choix entre 48 et 52 pouces pour sa nouvelle supertélé mural. Supertélé qui servira à la rassuré que tout va pour le mieux, et ce, par le biais de superpub super intelligente qui l’informera qu’il est possible d’avoir tous les beaux joujoux inutiles que l’on veut, et ne payer que dans 5 ans, Carpe Diem. Le lendemain matin elle se sentira bien informé de tout ce qui se passe lorsqu’elle aura terminé de feuilleter son catalogue option consommateur nouveau genre (le Journal de Montréal). *Ce journal est vraiment devenu l’annuaire par excellence pour trouver un dealer de char. Voici son alternative.

Pourquoi personne ne s’indigne du fait que le pompiste d’un Petro-Canada sur Cote-Vertu est en fait un chirurgien cardiaque avec plus de vingt ans d’expérience qui a passé son examen d’équivalence les doigts dans le nez. Pourtant, il est prêt à partir pour Kuujuaak demain matin, mais non, on l’empêche de faire sa résidence, pourquoi?

Combien de millions de dollars ont été gaspillés dans les études de faisabilité et dans l’exploration des potentiels gaziers de la vallée du Saint-Laurent? Presque autant qu’aurait couté la construction d’un des plus grands parcs éoliens offshore au monde. Mais non, c’est beaucoup trop avant-gardiste, il faut continuer l’exploitation des énergies sales comme il y a cent ans. Pourquoi?

Nous sommes plus individualistes que jamais, nous vivons dans de grosses maisons de banlieue vides de sens, nous connaissons à peine notre voisin, on passe deux heures par jour dans une voiture. Bref, nous vivons le rêve américain à 100 à l’heure, et c’est justement ça le problème, le rêve. On veut surtout ne pas se réveiller et se dire que nous sommes passés à côté de quelque chose comme un grand peuple…

M-A Léger

Jouer à Risk avec des bonshommes vivants!

Le joufflu déficient.Un espèce de gros joufflu déficient s’apprête à prendre les commandes de la quatrième plus importante force militaire du globe (en plus de posséder l’arme nucléaire). Le seul pays sur Terre se déclarant encore du Stalinisme et aussi un des pays les plus ethniquement homogènes. Pourquoi ce régime existe aujourd’hui, et ce, depuis soixante ans? Comment peut-on laisser vivre une population dans des conditions de totalitarisme pareil? Le gouvernement s’adonne à des pratiques complètement dérisoires telles que l’eugénisme (les nains sont vasectomisés) et des interdictions de toutes sortent, par exemple l’interdiction d’être membre d’un parti autre que celui au pouvoir. Kim Jong Il joue ni plus ni moins à Risk, mais avec des bonshommes vivants, et ce sera bientôt au tour de fiston de lancer les dés. Bravo à la communauté internationale pour n’avoir rien fait durant toutes ces années, à part un petit embargo commercial. Nous serons tous aux premières loges pour assister à l’explosion d’un gros chunk d’Asie de l’Est et nous en paierons certainement le prix. Pendant ce temps, les autres grandes puissances seront aux anges puisqu’elles pourront enfin faire fonctionner leurs usines d’armement et ainsi perpétuer l’éternel cycle des économies basé sur la guerre. Ici, la prévention aurait dû être faite dès la chute du mur de Berlin. Pour ceux qui n’auraient pas remarqué, je parlais ici du pays situé juste au nord de la Corée du Sud.

M-A Léger

Mieux vaut prévenir que guérir

Le Québec a besoin de plus de 1000 médecins de famille immédiatement s’il veut éviter que son indice d’espérance de vie ne diminue dans les prochaines décennies. Comment une société comme la nôtre peut en arriver à laisser s’affaiblir autant la base de sa bonne santé collective? Sans ses médecins de famille, le Québec est un géant aux pieds d’argile, car ce sont eux qui font l’entretien préventif sur nos machines biologiques. Une population en santé consomme moins de temps et d’équipement hautement spécialisé et couteux qu’une population constamment malade. Nous devrions privilégier la voie de la prévention, c’est-à-dire la médecine familiale.

M-A Léger